Préparer son corps à l’accouchement

 

 

La pratique d’exercices physiques pendant la grossesse est essentielle pour bien se préparer à l’accouchement, mais aussi pour mieux vivre sa grossesse.

Pourquoi se préparer physiquement pendant la grossesse ?

 

L’accouchement est une magnifique aventure. C’est aussi une grande épreuve physique pour le corps d’une femme donnant naissance à son enfant. Ce n’est pas une fatalité que subit la maman mais un moment intense, puissant, autant pour elle que pour son enfant. Alors, cela mérite de s’y préparer psychiquement, émotionnellement et physiquement. L’accouchement peut être comparé à un marathon au niveau de la dépense énergétique et comme toute épreuve sportive, il faut s’y préparer. Que les mamans non sportives ne s’inquiètent pas. Elles peuvent tout à fait bien accoucher si elles se préparent pendant la grossesse.

Faire des exercices physiques ne permet pas seulement de se préparer à l’accouchement, mais de mieux vivre la grossesse avec moins d’inconfort et de douleurs. Par exemple, cela permet de soulager des douleurs de sciatique ou des brûlures d’estomac.

A qui s’adresse cette préparation ?

 

Toutes les femmes enceintes doivent se préparer physiquement. Si elles choisissent une anesthésie péridurale, la préparation sera nécessaire pour le début du travail. Avec ou sans péridurale, il faut respirer. S’il y a une césarienne, ce travail corporel est aussi utile pour un bien-être, un acquis, pendant la grossesse et les suites de couches.

Les pères peuvent participer à cette préparation, en apprenant des massages, des postures à deux et les respirations. Ainsi, ils seront plus à même d’accompagner leur compagne le jour de la naissance de leur enfant.

En quoi consiste cette préparation corporelle ?

 

Il est important de :

Ressentir ce qui se passe dans son corps. Souvent, les femmes enceintes travaillent à temps plein, courent toute la journée, s’occupent des ainés et n’ont pas le temps de se détendre et d’être à l’écoute de leurs corps.

Respirer. Une femme enceinte respire pour deux. Les besoins en oxygène augmentent de 27%pendant la grossesse. D’où l’essoufflement, par exemple quand on monte des escaliers. La respiration est vitale le jour de l’accouchement pour le bébé. Elle aide à supporter les contractions utérines et améliore le travail de l’utérus.

Mieux connaitre son périnée (Apprendre à le contracter ou à le détendre). Masser son périnée le dernier mois de la grossesse. Ce massage permet de mieux connaitre cette zone de son corps, qu’il faudra détendre et éviter le reflexe défensif de fermeture au moment de l’accouchement. De plus, cela permet en l’assouplissant, en le détendant d’en préparer les tissus. Ce qui réduit les risques de déchirure lors du passage du bébé ainsi que la fréquence des épisiotomies.

-Mieux connaitre son bassin en améliorant par exemple sa mobilité. Cette découverte est nécessaire pour comprendre comment participer à son accouchement et accompagner son bébé le moment venu. Il ne faut pas oublier que la grossesse s’accompagne d’une imprégnation hormonale, qui assouplit naturellement tous les tissus.

Concrètement

 

Les exercices s’apparentent à du yoga, en exécutant des postures de base, assise, couchée ou à quatre pattes. Ces postures soulagent le dos, augmentent la souplesse ou aide à mieux gérer la contraction utérine et la poussé du bébé dans le bassin. Ils se font toujours accompagnés de la respiration et en douceur.

Le matériel nécessaire pourra être utilisé à la maternité comme un ballon ou des coussins.

Si la femme enceinte a des contractions, des douleurs de type sciatique ou tout autre problème pendant sa grossesse, il faut prendre l’avis de son médecin ou de la sage-femme avant d’entreprendre certains exercices.

Comment ?

 

Cette préparation corporelle peut se faire lors des cours de préparation à l’accouchement avec une Sage-Femme. Elle commence vers le 6eme mois de grossesse.

Les exercices sont refaits à la maison. L’entrainement est indispensable pendant la grossesse.

D’autres préparations peuvent y être associées, comme une préparation ostéopathique. Cela permet par exemple, d’éliminer les tensions dans le bassin, gênantes pour l’accouchement.

 

Dans la perspective de l’accouchement, la femme doit apprivoiser son corps pour découvrir son extraordinaire perfection. Il est important de se faire confiance et de persévérer.

De plus, le bébé, blotti bien au chaud dans l’utérus, le bassin étant comme son actuel couffin, est concerné par chaque mouvement et déplacement. Chaque exercice devient un moment de jeu et de tendresse entre la maman et son  enfant à venir.

 

 

 

 

 

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Bébé part en voyage…

 

Ah les vacances ! Vous en avez rêvé, mais maintenant que vous êtes devenus parents, beaucoup de questions vous préoccupent avant de partir.
Comment voyager avec un bébé ? à quel moment partir ?

A quelles difficultés faut-il que je m’attende ?

A Maurice, le mot voyage signifie bien souvent prendre l’avion, que dois-je mettre dans ma valise et garder avec moi dans l’avion ?

Vous avez beaucoup réfléchi à votre destination, qu’il s’agisse de vacances à l’hôtel, dans votre famille, ou chez des amis, il va falloir vous organiser.

Fini le temps de l’insouciance, où l’on pouvait prendre 2 -3 affaires, son passeport et filer à l’aéroport à la dernière minute pour éviter une trop longue attente.

Des vacances avec bébé, ça ne s’improvise pas !

Voici donc quelques conseils, pour que vous partiez l’esprit serein…

Avant de partir :

Les formalités administratives : impossible d’y échapper… De plus, il faudra vous y prendre bien à l’avance, car certaines démarches peuvent être longues…

Le passeport :

Pour les parents de nationalité mauricienne, le bébé pourra être inscrit sur le passeport d’un de ses parents. Pour plus de renseignements, consultez la page suivante :

http://www.gov.mu/portal/site/passportSite/menuitem.74e861b85f59d354d0db7010e2b521ca/?content_id=a951046b44658010VgnVCM100000ca6a12acRCRD.

Pour les parents de nationalité étrangère, ils devront faire la demande d’un passeport pour leur bébé, auprès de l’ambassade concernée.

NB : Les photos qui figureront sur le passeport de votre bébé obéissent à des critères bien précis, pas toujours facile à obtenir avec un bébé (position de la tête bien droite, pas de sourire…), assurez-vous que le photographe que vous aurez choisi, soit bien au courant de ces critères.

Le carnet de santé :

Le carnet de santé est un document, qui contient les informations médicales nécessaires au suivi de votre enfant (vaccinations, maladies…etc…), véritable outil de liaison, peu importe le pays où il recevra les soins. Jusqu’alors, le carnet de santé n’existait pas officiellement à Maurice.
Il semblerait que certaines réformes du système de santé mauricien impliquent la création et la distribution systématique d’un carnet de santé, complété par le médecin, de la naissance, jusqu’à l’âge adulte… Il faut l’espérer prochainement…

Qu’en est-il des vaccinations ? Le calendrier vaccinal est propre à chaque pays, certains vaccins sont obligatoires, d’autres restent optionnels.
Un exemple : Le BCG (vaccin contre la tuberculose), reste obligatoire à Maurice, alors qu’il est devenu optionnel en Europe tout récemment.

Prenez conseil auprès de votre médecin, il saura vous indiquer s’il y a des vaccins à faire, en fonction de la destination choisie.

Les billets d’avion :

Jusqu’à ses 2 ans, un bébé ne paiera pas le prix d’un billet d’avion total.

Bien souvent, il ne paiera que les taxes d’aéroport.

Par contre, il n’aura pas de place attitrée dans l’avion.
Lorsque vous ferez votre réservation, précisez toujours si vous avez besoin d’un berceau pour votre bébé, sachant que les berceaux accrochés sur le mur dans l’avion, admettent un poids maximal de 11kg… La longueur du berceau est elle aussi limitée, 70cm en moyenne.
Sachant qu’un bébé peut atteindre la taille de 70cm dès l’âge de 6 mois, ce berceau sera très vite trop petit pour votre bébé et il faudra envisager soit de le garder sur vos genoux, pendant le vol, soit de réserver également une place pour lui… Ceci est préférable si la durée du vol est assez longue…

A partir de quel âge peut-on voyager avec bébé ?

Cela dépend de la destination choisie, et des conditions sanitaires locales.

Pour un nouveau-né et jusqu’à ses 18 mois, préférez les destinations à faible risque, comme la plupart des pays industrialisés (Europe, Amérique du Nord, Australie…).
Mais n’oubliez pas, qu’un bébé, un nouveau-né en particulier, a besoin de repères, soyez prévoyants et veillez à ce qu’il y ait sur votre lieu de vacances tout le matériel nécessaire, pour son confort et sa sécurité (berceau, lit parapluie, siège auto)…

Que faut-il prévoir dans l’avion ?

L’attente : la durée du vol peut être plus ou moins longue, mais à cela, il faut rajouter le délai d’attente, entre l’enregistrement des bagages et l’embarquement, ainsi qu’entre la sortie de l’avion et la récupération des bagages. Armez-vous donc de patience, et surtout pas de précipitation… N’hésitez pas à faire appel aux hôtesses de l’air qui sont là pour vous aider si besoin.

Par exemple : il reste quelques places de libre dans l’avion, et cela vous permettrait d’installer votre bébé plus confortablement, signalez-le dès votre entrée dans l’avion, les hôtesses feront le nécessaire, car vous êtes prioritaires.

Un sac à langer bien fourni : suffisamment de couches, lingettes, et vêtements de rechange, afin de parer à toute sorte d’imprévu…

Ne vous encombrez pas avec trop d’affaires personnels et si vous réussissez à réunir vos affaires ainsi que celles de votre bébé dans le même sac, vous vous en sentirez soulagée… Et votre dos aussi !

Le décollage et l’atterrissage : votre bébé sera alors installé sur vos genoux, une ceinture de sécurité sera rattachée à la vôtre. Le décollage et l’atterrissage peuvent occasionner des douleurs au niveau des oreilles… L’adulte peut les éviter en suçant un bonbon, par exemple. Pour un bébé, il vaut mieux prévenir que guérir.

Si vous allaitez toujours votre bébé, n’hésitez pas à lui donner le sein, cela le rassurera et évitera les problèmes de tympan. Si ce n’est pas ou plus le cas, une tétine, quelquechose à grignoter feront l’affaire…

Faire passer le temps : eh oui, si vous avez de la chance, votre bébé dormira durant le vol, mais il se pourrait qu’il choisisse de rester réveillé, prêt à explorer son nouvel environnement. Alors n’hésitez pas à vous déplacer dans l’avion, marcher vous fera également du bien et distraira votre bébé.

Ne paniquez pas si votre bébé se met à pleurer, vous sentir stressée/gênée par le fait que les autres passagers l’entendent, ne l’aidera pas à se calmer. Gardez votre sang-froid, et faites comme d’habitude, comme si vous étiez chez vous. Si cela ne fonctionne pas, dites-vous que dans quelques temps, vous rirez en repensant à cette situation, même si sur le moment, vous auriez aimé vous faire toute petite…
Si votre bébé est en âge de jouer, ramenez doudous, jouets et livres préférés…
Finalement, en étant bien organisé, le temps passe plus vite, quand on part avec bébé en voyage…

Jouer la sécurité : Lors de turbulences, respectez les consignes et attachez la ceinture de votre bébé, le tenir dans les bras ne suffit pas.
Installé dans son berceau, pour dormir en toute sécurité, fermer la fermeture éclair, qui empêchera votre bébé de tomber du berceau.

Si vous allaitez, buvez beaucoup, car l’air de l’avion est très sec et vous vous sentirez très vite déshydratée. De la même façon, faites boire votre bébé régulièrement (sein ou biberon d’eau)…

Si malheureusement, votre bébé est malade lors du vol, signalez aux douaniers la présence de médicaments pour votre bébé dans votre bagage à main. Bien souvent, ils sont permis.

A la sortie de l’avion, prévoyez un temps de récupération (24h où vous vous reposez avant de démarrer vos escapades) pour vous et votre bébé. Eh oui, un voyage, même bien organisé, reste fatigant…

Comment faire sur place ?

Là encore, à moins d’emmener toute la chambre de bébé avec soi (et payer le surplus de bagages à l’aéroport), il vaut mieux prévoir d’avoir le strict minimum sur place… Certains hôtels mettent à disposition lit parapluie, siège auto…etc…

Dans certains pays, il existe même des sociétés de location de matériel de puériculture… Renseignez-vous !!!

Vous voilà parez pour faire de ce voyage un moment inoubliable, dans le bon sens du terme…

Bon vol et bonnes vacances !

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Aqua gym prenatale

Séances aquatiques prénatales

     C’est l’été. Les femmes enceintes souffrent de la chaleur. Pourquoi ne pas se rafraichir et se délasser à la piscine ou à la mer ?

   Les séances aquatiques prénatales sont l’occasion de se relaxer dans une eau chaude et de pratiquer une activité physique tout en douceur, en vue de son accouchement.

   L’eau, source de vie est un élément vivifiant, apportant à la future maman bien être immédiat. Moins d’effet de pesanteur, pas de contrainte liée au poids. Quel bonheur !

eau et plus adaptés à la grossesse. La natation améliore la circulation, idéale pour les jambes lourdes.

   D’autres exercices permettent de développer sa respiration. On oxygène mieux son corps, le bébé. De plus, une bonne pratique de la respiration est essentielle pour l’accouchement

  L’eau caresse la peau,  masse et surtout permet aux mamans de mieux sentir son bébé. Lui aussi, baigne dans le liquide amniotique. C’est un peu comme les poupées russes. Les bébés, dans le ventre de leur maman sont très réceptifs à ces moments de relaxation et le font sentir.

   Ces séances sont aussi un moment de convivialité, d’échanges et de bonne humeur. Elles aident à se relaxer le corps et l’esprit, et sont des moments privilégiés à vivre pendant la grossesse.

 En pratique: . Les séances sont chaque vendredi de 11h à 11h45, à la piscine de Riverland la Croisette à Grand-Baie. A commencer à partir du 5eme mois, en absence de contre indication de grossesse. La Sage-femme le vérifiera avant le cours. Vous pouvez venir quand vous le souhaitez. Rs 350/séance. Inscription avant chaque cours auprès de Claire au 57 51 51 30.

 

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Allaitement et reprise du travail

La reprise du travail après son congé de maternité est souvent source de stress pour la maman. Il va falloir se séparer de son bébé, pendant plusieurs heures dans la journée, trouver un bon mode de garde et continuer à nourrir correctement son bébé. Plusieurs choix s’offrent à la maman: 1/ le sevrage à organiser un peu à l’avance. 2/Garder 3 tétées (une le matin au réveil, une lors des retrouvailles et une le soir) et des biberons de lait artificiel. 3/ Allaitement à la demande et biberons de lait artificiel. 4/Allaitement à la demande et biberons de lait maternel en tirant son lait à la maison. 5/ Allaitement à la demande et biberon de lait maternel en tirant son lait au travail.

Quel sera votre choix? et Pourquoi? Comment s’organiser? Quelle sont les principales difficultés? Comment faire quand le bébé refuse le biberon ou pour tirer suffisamment de lait au travail?

N’hésiter pas à relater votre expérience dans les commentaires ou à venir trouver des solutions lors de la prochaine Réunion d’allaitement qui se tiendra à Ebène Nexteracom, jeudi 7 novembre à 10h.

 

 

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Accoucher à l’Ile Maurice : importance du projet de naissance.

Rédiger son projet de naissance, c’est tout d’abord réfléchir à ce que l’on souhaite pour la naissance de son enfant… Et ensuite, le confronter à la réalité du lieu, où l’on compte accoucher.

Cela permet également de communiquer plus facilement avec l’équipe présente au moment de l’accouchement.

Pourquoi cela a-t-il tant d’importance dans le contexte mauricien ?

Ai-je le droit d’avoir certains souhaits concernant mon accouchement ?

Depuis que vous vous êtes informés par rapport aux différents modes d’accouchement (à travers les cours de préparation à la naissance, vos différentes lectures ou le bouche-à-oreille), vous aimeriez savoir si cette naissance « idéale » dont vous rêvez, est possible à Maurice.

Rédiger son projet de naissance, avec l’aide de professionnelles, qui connaissent la réalité du terrain, va vous permettre de vous sentir encore plus prête et déterminée.

Vous pourrez soumettre ce projet aux 3 interlocuteurs, qui vous accompagneront le jour J : votre gynécologue, votre pédiatre, ainsi que l’équipe de la maternité, où vous souhaitez accoucher.

Une fois le travail débuté, vous pourrez vous concentrez sur votre bonne gestion des contractions et le lâcher-prise entre les contractions. Vous serez alors entourées de personnes bienveillantes, qui grâce à votre projet de naissance, respecteront votre rythme et vos souhaits, pour une naissance respectée et respectueuse.

N’hésitez plus, venez vous inscrire à l’atelier « rédiger son projet de naissance ».
Prochaine date : Jeudi 20 juin de 11h à 12h. Pour s’inscrire, contactez Claire au 751 51 30.

Prix : Rs 400.

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Atelier « soins du bébé »

Face à l’arrivée imminente de votre bébé, bien que les dernières semaines de grossesse peuvent, pour certaines, sembler interminables, vous souhaitez vous préparez concrètement aux soins dont votre nouveau-né aura besoin. Le baigner, changer sa couche, nettoyer son cordon, des gestes pratiques qui vous seront montrés en détail lors de cet atelier soin du bébé. Il s’agit également d’une occasion de poser les ultimes questions qui précèdent toujours la naissance de bébé. Un atelier ouvert à toutes, les futurs papas étant également les bienvenus. Venez donc échanger vos idées, vos bons plans, nous nous ferons un plaisir de répondre à toutes vos questions. Pour s’inscrire ou avoir plus de renseignements, appeler Claire au 751 51 30 ou Isabelle au 984 11 38.

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Comment retrouver sa forme et ses formes après un accouchement ?

 

La naissance d’un enfant transforme profondément la vie d’une femme. Apres la grande aventure physique et psychique de la grossesse et de l’accouchement, la jeune mère ressent le besoin de se retrouver, de se recentrer et de se reconstruire, en harmonie avec son nouveau-né.

Mais baby blues, kilos en trop, rétention d’eau, impression de vide, fatigue, douleur dans le dos, dans le ventre sont autant de facteurs contribuant à fragiliser la jeune accouchée pendant cette période post-natale.

Alors comment retrouver, non seulement sa ligne, mais la forme ?

Ne pas bruler les étapes. Même en se sentant bien, il est important de ne pas reprendre trop vite ses activités. Dans un premier temps, le corps récupère, cicatrise, les organes comme l’utérus reprennent leur position et leur taille initiales. Physiologiquement, il faut environ six semaines pour que les hormones de grossesse soient éliminées de l’organisme maternel. Avant cette date, la progestérone et la relaxine –hormones ayant pour effet la détente musculaire- rend tout effort musculaire difficile et inefficace.

Se reposer et se faire chouchouter. S’occuper d’un nouveau-né demande beaucoup de temps et d’énergie surtout si c’est son premier bébé. Vivre au rythme de son bébé et se forcer à s’allonger dès que le bébé dort permet de récupérer. Souvent, la jeune accouchée est prise en charge par son entourage, qui s’occupe de toute l’intendance. Des soins comme le gainage du ventre, des massages, des points de chaleurs lui sont prodigués Pourquoi ne pas prendre le temps d’observer son rythme biologique et ses sensations ? Certaines mamans confient le bébé une heure par jour, le temps d’une promenade pour s’aérer, d’une séance de yoga ou d’un massage. L’alimentation doit être équilibrée, comprenant au moins deux fruits par jour pour les vitamines. Ce n’est néanmoins pas le moment de faire un régime.

Faire attention aux postures. Apres une naissance, il est primordial de se tenir bien droite. Les abdominaux, distendus pendant la grossesse, ne peuvent soutenir fermement la colonne vertébrale. Attention aux positions quand on s’occupe de son bébé. La table à langer doit être suffisamment haute. Bien caler son dos en allaitant ou en donnant le biberon. Plier les jambes quand on se baisse. Eviter de rester trop longtemps debout à piétiner. Ne rien soulever de plus lourd que le bébé.

Remuscler son périnée. Cet ensemble de muscles soutenant la vessie, l’utérus et le rectum dans l’abdomen, est fragilisé pendant la grossesse et étiré á l’accouchement. Entrainé pendant la grossesse grâce à des exercices adaptés, il est plus facile de recommencer des petites contractions juste après l’accouchement. .Puis une rééducation périnéale doit se faire 6 á 8 semaines après l’accouchement, avant de commencer tout sport. Débuter une activité sportive avec un périnée affaibli, risque de l’affaiblir encore plus, avec l’apparition de problème d’incontinence urinaire d’effort- fuites urinaires à la toux, quand on rit, quand on soulève un poids…- voir même une descente d’organe à long terme.

Remuscler ses abdominaux. En parallèle de la rééducation périnéale, des exercices appropriés permettent de travailler la sangle abdominale en profondeur, gainant le ventre et donc très efficace pour retrouver une belle silhouette. La respiration est très utile pour raffermir ces muscles profonds, les meilleurs alliés pour retrouver non seulement la ligne mais la forme. Ces exercices peuvent être réalisés avec son bébé, chez soi, nécessitant pas de matériel particulier, juste une tenue confortable et un tapis. Une pratique hebdomadaire de 15 à 30 minutes donne de très bons résultats

Cette période post-natale sera d’autant mieux vécue si elle est préparée pendant la grossesse. Il est capital de prendre soin de soi afin de mieux prendre soin de son bébé Une maman sereine et épanouie aura un bébé plus facilement serein lui aussi.

Article paru dans Essentielle – Juin 2011 – Ile Maurice

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Bébé à l’écoute

On soupçonne depuis bien longtemps que les bébés entendent, déjà pendant leur vie intra-utérine. De nombreuses études confirment ces impressions et établissent les étonnantes aptitudes auditives du futur bébé.

A partir de 6 mois et demi, 7 mois de grossesse, l’oreille du futur bébé est totalement fonctionnelle, mais ses facultés auditives ont commencé dès le 3ème mois. Grace au liquide amniotique, le fœtus perçoit les ondes sonores via sa peau, son corps. Ainsi il est très sensible à la voix maternelle. Elle lui parvient par un chemin particulier empruntant une transmission osseuse, c’est à dire la colonne vertébrale, puis les os du bassin au niveau duquel se créent des phénomènes de résonnance.

Pas de silence in utéro. Le fœtus est bercé en continu par le flux sanguin des veines et des artères, le flux placentaire, imitant le passage d’un train à vapeur. Les gargouillis digestifs, les battements cardiaques de la maman rythment sa vie utérine. Juste après la naissance, ou plus tard, lors de pleurs, le nouveau-né placé, sa tête sur la poitrine gauche de sa maman se calme facilement car il entend le cœur de sa mère, rythme auquel il a été habitué.

A l’attention des papas. Les voix graves passent bien la barrière utérine. Parler à haute voix, s’adresser à son enfant à travers le ventre de sa femme enceinte, ou lui chanter une mélodie, le bébé reconnaitra la voix de son père après sa naissance. Ce qui aura pour effet de l’apaiser et le rassurer.

Attention aux bruits trop intenses. Aux musiques tonitruantes ou aux sons perçants. Le fœtus est incommodé par cette décharge de décibel. Il remue, gesticule en tapant littéralement des pieds et des mains à l’intérieur de l’utérus. Il faut l’en préserver dans la mesure du possible.

Et la musique ? Bien au contraire, il semble être sensible et réceptif aux musiques douces ou rythmées. Un chef d’orchestre réputé, dont la maman était musicienne professionnelle, raconte que, un jour, déchiffrant une nouvelle partition, il connaissait déjà cette mélodie. Sa mère lui aurait alors confié avoir souvent joué cet air alors qu’elle était enceinte.

Ecouter de la musique, parler, chanter pendant sa grossesse, contribue à se sentir bien, détendue, heureuse. Le bébé aime ces moments partagés. Tous ces instants de bien être s’inscrivent en lui, tissant des liens de tendresse et contribuant à lui donner le gout de bonheur, déjà dans le ventre maternel. Ces repères le rassureront après sa naissance. Il reconnaitra avec infiniment de plaisir ces musiques chansons ou paroles.

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Sophrologie prénatale

 

La sophrologie est un outil très efficace pour gérer un stress, se préparer à un examen, une compétition sportive mais aussi à l’accouchement. Pourquoi tant d’enthousiasme de la part des femmes enceintes pour cette méthode de préparation à la naissance ?

Qu’est-ce que la sophrologie ?

En 1960, le psychiatre colombien, Dr Alphoson Caycedo, crée une méthode de relaxation, s’inspirant des techniques orientales de méditation, du yoga et des techniques de relaxation occidentales: La sophrologie.

Sophrologie a pour racines grecques sos( harmonie, sérénité, équilibre), phren (conscience, esprit) et logos(sciences). C’est une méthode de discipline du corps et de l’esprit basée sur la relaxation, qui implique une bonne connaissance et maitrise de soi.

Assise ou allongée, la personne apprend à se relaxer par un jeu de respiration et de visualisation de chaque partie de son corps guidée par la voix de la sage-femme ou du sophrologue. Puis elle accède au niveau supérieur de la conscience par des exercices de visualisation et de concentration. La détente profonde résultant de la première étape favorise un autre regard sur soi-même et permet d’envisager des changements, en développant des pensées positives.

Ces bienfaits pendant la grossesse sont démontrés.  La sophrologie permet d’apprendre à se relaxer, à sentir son corps en détente, soulageant ainsi les douleurs de dos ou articulaires, courantes chez les femmes enceintes. Elle aide la future maman à établir une relation avec son bébé dans son ventre. L’apprentissage de différentes respirations, est essentiel pour l’accouchement, pour gérer et diminuer les douleurs des contractions, pour mieux oxygéner son bébé et récupérer après chaque contraction. Visualiser l’accouchement permet aussi de mieux l’appréhender le jour J. Ce sont en effet des visualisations positives à visées antalgiques. Cette préparation sophrologique favorise un meilleur vécu de son accouchement, diminuant l’angoisse et la peur de l’inconnu, même si cela devait être une césarienne. Cette préparation ne s’arrête pas à l’accouchement. Elle aborde les suites de couches avec le bébé.

La femme ainsi préparée, est autonome. Elle ne subit plus son accouchement mais le vit. La grossesse et l’accouchement sont des moments uniques dans la vie d’une femme, alors cela mérite de s’y préparer !

Témoignages

Aude, enceinte de 7 mois et maman d’Ella 6ans : J’avais déjà fait une préparation sophrologique pour ma première grossesse que j’ai souhaité refaire pour la deuxième. Cette préparation m’a permis de me relaxer de plus en plus facilement et rapidement avec de l’entrainement, et de me projeter en situation inconnue. Cela apporte de la sérénité pour aborder l’accouchement.

Axelle, enceinte de 6 mois : Au début, c’était difficile de me mettre en condition, puis bien plus facile à la séance suivante. Je suis en harmonie avec mon bébé. Je le refais, le soir chez moi. Je me sens très détendue et communique beaucoup plus avec mon bébé. Puis je m’endors et passe une bonne nuit. Cela me fait beaucoup de bien.

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Les pleurs du nouveau-né

 

Un bébé… pleure. Les nouveaux parents sont souvent étonnés devant ce petit être dont la puissance vocale semble contre dire son apparente fragilité. Pourquoi pleure-t-il ? Comment le soulager ?

Les pleurs des 1ers jours peuvent correspondre à l’adaptation du bébé à sa vie extra utérine. Durant sa vie fœtale, répondant exactement à ses besoins, le bébé se trouve
dans un milieu chaud et douillet, jamais seul, bercé par la voix et les mouvements de sa maman. Puis survient sa naissance, épreuve pour la maman mais aussi pour le bébé. Ses repères changent. Il découvre de nouvelles sensations, pas toujours agréables. La faim, le froid, les lumières vives, la pesanteur, les bruits violents ou le silence. Les pleurs sont un langage, c’est sa façon de communiquer.

Le bébé pleure le plus souvent parce qu’il a faim. Les pleurs s’accentuent,  devenant des
cris de rage, que seuls le sein ou le biberon arrivent à calmer. Il pleure s’il ressent un inconfort digestif, ayant trop tété. Un bébé peut pleurer en raison de coliques, qui s’accompagnent de gaz, et parfois de faux besoins. Elles sont dues à l’immaturité intestinale et disparaitront vers 3 mois.

Un bébé peut pleurer de fatigue, d’inconfort (mauvaise position, couches sales, changement brutal de position…) ou d’excitation (trop de bruits, trop de visite). De plus, jusqu’à 3, 4 mois, les pleurs du soir sont fréquents, pour ne pas dire inévitables et difficiles à calmer. C’est la dysrythmie du soir, signe de maturité cérébrale. Attention, le bébé peut pleurer dans son sommeil, lors de la phase de sommeil agité.

Enfin, il n’est pas anormal de ne pas comprendre, parfois, la raison des pleurs d’un petit. Progressivement, les parents apprennent à décrypter les pleurs pour mieux répondre au bébé.  Le besoin de proximité et de contact est essentiel. Prendre le bébé dans ses bras, mettre son doigt  dans sa main (reflexe de grasp), le ressembler en pliant ses jambes sur son ventre, favoriser un appuie plantaire, sont des gestes qui le rassurent et l’apaisent. Bercer le bébé ; lui parler doucement ; le faire réentendre des bruits connus, des musiques
douces. Une astuce est de positionner son bébé dans un porte bébé ou une écharpe contre soi. Ce qui permet une liberté de mouvement pour le parent.

Tous les bébés pleurent. Mais ce n’est pas définitif. Le sachant, les parents l’acceptent, sans toujours en comprendre la cause.  Ils acceptent aussi, de ne pas arriver à soulager ces pleurs instantanément. L’important est de se faire confiance ! Quand rien ne va plus, demander conseil ou en parler à quelqu’un, est déjà très réconfortant.

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